Rencontres internationales du documentaire de Montréal

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4 Décembre 2017

Les artistes québécois et canadiens à l'honneur

Parmi les 47 pays représentés, une place de choix est faite à la production docuementaire canadienne et québécoise. Une large sélection de films d'ici sera présentée dans les différentes sections du festival. 

FILM D’OUVERTURE

Les RIDM sont fières d’ouvrir cette édition anniversaire avec la présentation en première mondiale de 24 Davids de Céline Baril, qui s’inscrit dans la démarche unique et libre d’une cinéaste qui privilégie la forme essayiste. Dans ce véritable road movie de la pensée, la cinéaste parcourt trois continents pour donner la parole à 24 individus décidés à changer et repenser le monde, chacun à sa façon. 

COMPÉTITION NATIONALE LONGS MÉTRAGES

Les 11 films audacieux de la compétition nationale font la part belle à des visions singulières qui privilégient souvent une approche intimiste et une réelle ouverture sur le monde.

Cet engagement s’affirme dans 13, un ludodrame sur Walter Benjamin (Carlos Ferrand), essai composite qui propose un retour nécessaire sur la pensée du célèbre philosophe. L’approche peut se faire plus méditative ou onirique dans les films Cielo (Alison McAlpine) et La rivière cachée (Jean- François Lesage) qui invitent à un voyage poétique, scientifique et spirituel à la rencontre du ciel pour l'un, et à l’exploration d’une forêt enveloppante et libératrice pour l’autre. Un angle à la fois journalistique et sensoriel est déployé dans Les dépossédés (Mathieu Roy), une enquête de fond qui parcourt le globe afin de traiter de la crise alimentaire du point de vue de la paysannerie. Enfin, c’est un voyage immersif aux côtés de migrants d’Amérique latine et centrale que nous fait vivre Destierros (Hubert Caron-Guay), une œuvre - et une installation - fulgurante sur la réalité de l’exil.

Les six autres films canadiens en compétition relèvent du portrait de l'intime. L'intimité de la famille, à travers de bouleversantes retrouvailles dans Birth of a Family (Tasha Hubbard) qui revient sur la tragédie des placements forcés en familles d’accueil de plus de 20 000 enfants autochtones entre 1955 et 1985, ou encore avec Manic (Kalina Bertin) qui tente de reconstituer un passé familial complexe et trouble. Les lettres de ma mère (Serge Giguère) est tout autant une autobiographie lucide et émouvante que le portrait d’une femme symbolisant l’histoire rurale et ouvrière du Québec. Portraits douloureux ou souriants de plusieurs générations, Taming the Horse (Tao Gu) s’attache à un jeune chinois écorché vif, aliéné par la société ultracapitaliste et Primas de Laura Bari filme le quotidien de deux jeunes argentines victimes de la violence masculine. Maison du bonheur (Sofia Bohdanowicz) brosse le portrait tendre et jubilatoire d’une septuagénaire pétillante et coquette.

COMPÉTITION NATIONALE COURTS ET MOYENS MÉTRAGES

Pour la deuxième année consécutive, une compétition dédiée aux courts et moyens métrages nationaux vient reconnaître et encourager le dynamisme de cette forme trop peu diffusée. À travers huit œuvres brillantes et diversifiées, la sélection 2017 est un grand cru. Dans la tradition du documentaire d’observation, La pesca (Pablo Álvarez-Mesa et Fernando López Escrivá) décrit magnifiquement la journée de travail de pêcheurs colombiens. Le rapport à la mer est également abordé dans Before the Wave (Molly Willows) à travers un hommage à la culture menacée du peuple nomade Moken et dans La frontière (Félix Lamarche), film sensoriel qui tient autant de la science que de la poésie. La mémoire ou l’absence de mémoire des lieux est au cœur de Occupation of Memory (Jade Baxter) et Turtles Are Always Home (Rawane Nassif). Sous un angle plus intimiste, In The Waves (Jacquelyn Mills) questionne également notre rapport à la nature et au temps. Enfin, deux films utilisent brillamment l’animation: The Talk: “True Stories About the Birds & the Bees” (Alain Delannoy) aborde avec beaucoup d’humour l’inévitable conversation familiale sur la sexualité et Three Thousand d’Asinnajaq (Isabella-Rose Weetaluktuk) mélange archives et visions oniriques sous la forme d’un poème impressionniste en hommage à sa culture et à sa terre d’origine.

Cette section est présentée par Télé-Québec.

PRÉSENTATIONS SPÉCIALES

Trois films québécois font partie de cette section cette année. Trois oeuvres qui prennent à bras le corps des enjeux majeurs du Québec et du Canada contemporains. 50e film d’Alanis Obomsawin, Our People Will Be Healed nous emporte à l’intérieur d’une école manitobaine inspirante pour les jeunes autochtones. Au Québec, deux films nous invitent à réfléchir aux questionnements humains et éthiques d’une institution québécoise majeure avec DPJ de Guillaume Sylvestre et à écouter les témoignages touchants de jeunes immigrants dans Bagages de Paul Tom.

ÉTATS DU MONDE

Des démarches profondément politiques sont au cœur de la section intitulée États du monde. Trois films canadiens se montrent résolument activistes : Tomorrow’s Power d’Amy Miller explore la résistance aux compagnies et aux régimes oppressifs; L’autre Rio d’Émilie B. Guérette constate le triste sort que la coupe du monde de football et les Jeux olympiques ont réservé aux habitants d’un Rio oublié; et State of Exception de Jason O’Hara se place aux côtés des peuples autochtones et de leur lutte pour préserver leur communauté.

PORTRAITS

Catherine Martin revient au documentaire et observe sept de ses amis au travail tout en recueillant leurs pensées inspirantes dans Certains de mes amis; The Devil’s Trap du montréalais Mitchell Stafiej explore la communauté religieuse très secrète des Frères de Plymouth à travers l’un de ses membres, excommunié à 18 ans. Enfin, Qu’importe la gravité marque les débuts en tant que cinéaste du photographe québécois Matthieu Brouillard à travers le portrait d’une amitié hors norme marquée par la maladie mentale et le handicap.

L’ESPRIT DES LIEUX

Cette nouvelle section rassemble des films qui portent avant tout sur des communautés ou des lieux spécifiques. Nicolas Paquet part à la rencontre de lieux de rencontre uniques au Québec dans Esprit de cantine et Charles Officer suit l’éveil politique, poétique et artistique d’une jeune fille devenue porte-parole de sa communauté à Toronto dans Unarmed Verses.

LA BÊTE HUMAINE

Au sein de cette nouvelle section consacrée aux liens entre individus et milieux de travail, on retrouve un premier long métrage réalisé au Québec par Zuzana Zelinova, cinéaste et productrice expérimentée d’origine slovaque. Edit&moi propose un point de vue touchant et très personnel sur la réalité quotidienne des immigrés vieillissants.

UXDOC

Dans la section UXdoc dédiée aux expériences interactives et virtuelles, Very Frustrating Mexican Removal (Fusun Uzun) s’empare de la réalité virtuelle pour témoigner du sort des migrants détenus à la frontière canadienne et The Shore Line (Elizabeth Miller) propose un webdocumentaire sur les enjeux cruciaux entourant les littoraux.

RIDM SPÉCIAL 20e :

9 projections gratuites pour célébrer la démocratisation du cinéma documentaire
Tous les soirs du festival, des projections gratuites seront organisées dans des lieux emblématiques de neuf quartiers de Montréal afin de célébrer certains films marquants de l’histoire du festival et de discuter de leur retentissement sur le long terme. Quatre documentaires québécois sont inclus dans de ce programme. Une occasion de revoir ou de découvrir en compagnie des cinéastes et/ou de membres de l’équipe S.P.I.T de Daniel Cross, présenté à l’Écomusée du Fier Monde (Centre-Sud); Antoine de Laura Bari, présenté à MaBrasserie (Rosemont); Junior d’Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault, présenté au Musée des maîtres et artisans du Québec (Saint-Laurent); Mohawk Girls de Tracey Deer, présenté à la Bibliothèque Saul Bellow (Lachine) et enfin Bacon, le film de Hugo Latulippe, présenté au Chic Resto Pop (Hochelaga-Maisonneuve) en présence de Roméo Bouchard.

Les projections « Spécial 20e » sont présentées par Canal D.

PROJECTIONS SPÉCIALES

Animée par Patrick Masbourian, la troisième édition de La soirée de la relève ICI RDI mettra de l’avant huit courts métrages documentaires de cinéastes émergents. Un prix sera remis à l’un d’entre eux par un jury composé notamment de représentants de Radio-Canada et de l’industrie du film documentaire. L’occasion de découvrir gratuitement des petits bijoux de la relève sur grand écran.

Avec le programme de courts métrages Désorienter la diaspora, les RIDM s’associent à Media Queer afin de mettre l’accent sur l’importance de la voix et de la créativité d’artistes canadien-ne-s queer racisé-e-s.

Pour la troisième année, une séance d’écoute publique sera proposée afin de vivre une expérience d’écoute collective sans image pendant laquelle les sons créent leur propre forme et font vibrer l’imaginaire. Le court métrage Du gaz dans le sang d’Éloïse Demers Pinard et Nicolas Lachapelle, premier prix du concours Le réel à l’écoute, sera présenté en début de l’événement. Une soirée de remise de prix du concours suivra cette séance. Les deux autres oeuvres récompensées par le jury seront présentées à cette occasion. Le jury du concours était cette année composé d’Anaïs Barbeau- Lavalette, Catherine Van Der Donckt, Tally Abecassis, Paul Charpentier et Cédric Chabuel.

HOMMAGE

En hommage à la regrettée Michka Saäl, une soirée spéciale incluant une projection gratuite de son film China Me sera proposée en collaboration avec la Cinémathèque québécoise.

INSTALLATIONS ET EXPOSITIONS

Présentée par le Fonds des médias du Canada en collaboration avec l’UQAM, la salle UXdoc, située dans le pavillon Judith-Jasmin Annexe, abritera les oeuvres de la section du même nom ainsi que les productions webdocumentaires du programme Jeune public des RIDM. Ce sera l’occasion pour tous de découvrir OMG MTL!, le projet de webdocumentaire produit par les RIDM et réalisé avec des jeunes de l’école secondaire Eurêka de Parc-Extension.

Au coeur du Quartier Général des RIDM (Cinémathèque québécoise), le photographe Ulysse del Drago présentera Regardeurs, une série de 20 portraits de documentaristes pris dans des espaces publics.

Pendant toute la durée du festival, des bornes d’écoute permettront aux enfants d’écouter en tout temps dans le Foyer Luce-Guilbeault de la Cinémathèque québécoise des balados par le biais de la plateforme La puce à l’oreille.

En complément à la présentation du film Destierros (Hubert Caron-Guay), les RIDM s’associent à la Galerie Dazibao qui présente la triple exposition Hillside Projects + Hubert Caron-Guay + Lisl Ponger du 19 octobre au 16 décembre.

OPEN IMMERSION

En 2016, la Fondation Ford, l’Office national du film du Canada et le Canadian Film Centre ont réuni des artistes autochtones canadien-ne-s et des artistes racisé-e-s du Sud des États-Unis, dans un laboratoire appelé Open Immersion pour expérimenter et créer des prototypes explorant la responsabilité et le potentiel de la réalité virtuelle. Lors de trois rencontres, les participant.e.s discuteront de leurs prototypes, de leurs pratiques artistiques et des possibilités et défis du médium. Les participant.e.s du lab Open Immersion incluent : Scott Benesiinaabandan, Danis Goulet, Nyla Innuksuk, Lisa Jackson, Elle- Maija Tailfeathers, Kai Barrow, Michaela Pilar Brown, Kimi Maeda, Tiona McClodden, Jacqueline Olive et RaMell Ross.

PROGRAMMATION MUSICALE

Les Beat Dox Sessions reviennent au Quartier Général des RIDM pour animer les soirées! Conçues par Ouss Laghzaoui en partenariat avec des acteurs renommés de la scène musicale tels que Arbutus, Blue Skies Turn Black, Pop Montréal, M pour Montréal et CISM, la programmation mettra de l’avant des talents d’ici. Le public pourra venir danser et fêter au son de Moon King, Technical Kidman, JLK, Lonely Boa, Walrus, Doldrums et bien d’autres.

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