Rencontres internationales du documentaire de Montréal

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RIDM 21 nov. - 01 déc. 2024

Focus Bidayyat : nouveaux départs

Cette année, les RIDM tournent leur regard vers la Syrie, dans le cadre d'un programme centré sur le groupe Bidayyat comprenant cinq projections, trois panels et une classe de maître.

Basé à Beyrouth et fondé dès les premiers jours de la révolution syrienne, Bidayyat est un incubateur de production dont l’objectif est d’initier de jeunes Syrien·ne·s aux traditions nationales et régionales de l’art documentaire. Afin de raconter le quotidien d’un peuple marqué par la guerre et la révolution, Bidayyat a pris sous son aile plus d’une dizaine de jeunes cinéastes, écrivain·e·s et artistes activistes, soutenant la création de plus de 50 courts métrages, 8 longs métrages encensés à l’international et une centaine d’articles parus en ligne.

Le Focus Bidayyat : nouveaux départs met en valeur quelques-uns des films inventifs et primés issus directement ou indirectement de l’organisation, dont les activités ont migré vers la création d’archives. Ces documentaires novateurs explorent un langage cinématographique né de la multiplication des caméras numériques et des téléphones cellulaires bon marché, contexte ayant permis aux Syrien·ne·s de documenter la réalité et la légitimité de leur révolte. Ainsi, les œuvres témoignent des bouleversements de la guerre et de la révolution vécus au quotidien par des millions de Syrien·ne·s.

Le public pourra y découvrir Little Palestine, Diary of a Siege de Abdallah Al-Khatib, une élégie dédiée à Yarmouk, ancienne capitale de la diaspora palestinienne, qui a résisté dignement à l’atrocité avant d’être rayée de la carte. Still Recording de Saeed Albatal et Ghiath Ayoub, où deux étudiant·e·s en art de Damas troquent leur insouciance contre la révolution et partent vivre à Douma, une ville de banlieue ouvrière sous le contrôle des rebelles. Our Terrible Country de Mohammad Ali Atassi et Ziad Homsi suit deux dissidents qui entament un périple dangereux qui les mènera de Damas à Raqqa, puis les forcera à s’exiler en Turquie alors que la Syrie bascule dans l’horreur.

Le focus comprend aussi deux œuvres de Rania Stephan dont Threshold, un remontage d’un film de science-fiction égyptien de 1987 où le public devient le personnage principal, M. Kamel, prisonnier du temps et de l’espace et In Fields of Words : Conversations with Samar Yazbek où une écrivaine et une cinéaste s’interrogent sur le rapport entre langage et cinéma comme moyens de représenter la violence de la guerre.À

Il est complété par Coma de Sara Fattahi, où trois générations de femmes vivent le drame de la vie ordinaire pendant une période extraordinaire en Syrie et Douma Underground de Tim Alsiofi, où les civils se réfugient dans leurs sous-sols pendant que des barils d’explosifs s’abattent sur la Ghouta.

Présenté en collaboration avec World Records, ce programme spécial est soutenu par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et par le Critical Media Lab de l’Université McGill.

Au programme :